La tyrannie des seins parfaits
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La tyrannie des seins parfaits
La tyrannie des seins parfaits
Entre 2007 et 2008, le nombre d’augmentations mammaires a connu une baisse de 12 %. Finie la tyrannie des seins parfaits! On assume ce que Dame Nature a daigné nous octroyer, même quand il ne restait pas grand-chose dans son panier au moment où elle nous a dotées de ces attributs féminins. Gros, petits, avec ou sans bistouri, on tâte les seins sous toutes leurs coutures!

Jusqu’à présent, on condamnait les petites poitrines, les tombantes, les marquées et les autres à se cacher... ou à s’exhiber après un passage chez un chirurgien spécialisé. Signe que les temps changent, ce sont les actrices qui ont mené le bal en affichant des décolletés tout ce qu’il y a de plus honnête, qui n’en mettent pas plein les yeux. Si Paris Hilton, Kate Hudson et leurs consoeurs aux petits seins peuvent se permettre de porter des décolletés plongeants, pourquoi pas nous, filles plates comme des galettes? Un petit A qui s’affiche, ça vaut au moins un A +, non?
Le nombre de chirurgies esthétiques a diminué
Après avoir augmenté de façon exponentielle pendant plusieurs années, le nombre de chirurgies esthétiques concernant les implants mammaires a connu une baisse de 12 % chez nos voisins du Sud entre 2007 et 2008. La récession y est peut-être pour quelque chose, mais nous préférons y voir le signe que de plus en plus de filles acceptent leurs seins comme ils sont. Anecdote savoureuse d’une lectrice tricheuse...

«Au début de la vingtaine, après avoir perdu rapidement beaucoup de poids, je me suis retrouvée avec une poitrine que j’appelais “vide”. Plus de peau que de gras. En attendant que tout ça se replace un peu, je trichais en remontant mes seins avec du ruban adhésif que je cachais stratégiquement sous mes bretelles quand je sortais. Un soir, j’ai ramené un gars chez moi et, dans le feu de l’action, j’ai oublié d'enlever mon bricolage. Petit malaise, puis gros fou rire... Ça ne lui a pas fait peur; il est resté, et on a eu un bébé depuis. Et il a eu l’occasion de me voir avec de plus gros seins!» Que celle qui n’a rien fait de ce genre (ajouts de petites prothèses, par exemple) lui jette la première brassière!
Plus hauts, plus gros, plus forts!
Pour des seins plus hauts, plus gros et plus forts, si le bistouri est une option, il en existe de moins radicales. Dans une certaine mesure, des exercices ciblés peuvent vraiment raffermir et faire grossir les seins. Mais il faut savoir que le sein n’est pas un muscle qu’on peut faire gonfler.
Il n’y a que le gain de poids ou la grossesse qui peut faire grossir les seins. Par contre, certains exercices peuvent renforcer les muscles des pectoraux, situés sous les seins, et ainsi donner une impression de décolleté plus garni, surtout pour celles qui ont une poitrine plutôt plate au départ. En fait, les exercices destinés à travailler les muscles des bras et des épaules travaillent aussi les muscles de la poitrine.
Que faire pour tricher un peu?
Les terribles push-ups. On n’y échappe pas! Mais d’autres mouvements des bras, latéraux ceux-là, peuvent contribuer à raffermir notre poitrine. On s’allonge au sol avec un poids dans chaque main, les bras formant un T avec le reste du corps. En pliant légèrement les coudes, on ramène les poids au-dessus de la poitrine, 12 fois. On répète la séquence trois fois, trois fois par semaine, pour un résultat visible en trois semaines.
Pour contrer l’affaissement
Oui, il y a de l’espoir. Bon, en partant, il faut savoir que tout dépend de notre bagage génétique. On ne se battra donc pas contre ça, mais on peut tout de même tenter d’aider notre cause en évitant de faire le yoyo avec notre poids. Le fait de grossir, de maigrir et de regrossir a un terrible impact sur les ligaments de la poitrine, notre support naturel. Porter un soutien-gorge adapté à notre taille et offrant un bon maintien peut prévenir l’affaissement en stabilisant les seins et en réduisant l’impact des variations de poids sur les ligaments.
Et qu’on n’en voie pas une faire du cardio avec une brassière non adaptée! Il faut s’assurer que notre soutien-gorge est de la bonne grandeur, ce qu’on peut vérifier de temps à autre avec une vendeuse en boutique. Car nos seins sont comme nous: ils changent. L’ajustement autour du torse doit être adéquat, car c’est de là que provient 90 % du support. On ne devrait pouvoir glisser que deux doigts en dessous de l’élastique. Le tissu entre les bonnets doit, quant à lui, coller à la peau. On se sent peut-être plus confortable dans un soutien-gorge plus relâché mais, s’il est relâché, cela veut dire qu’il ne fait pas son boulot...
Avant de passer sous le bistouri, sachons que… Il est aussi tout à fait correct que celles qui sont équipées de mini seins veuillent en avoir des maxis. Cependant, des précautions s’imposent. La Société canadienne de chirurgie esthétique plastique et l’Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec ont récemment sonné l’alarme, nous apprenant que «15 % de la population serait prête à entrer chez un plasticien sans bien connaître [les tenants et aboutissants de] l’intervention en question». Et il y a pire: «Seulement 25 % des gens qui désirent obtenir des services de chirurgie plastique ont fait des recherches avant de rencontrer un plasticien.»
Entre 2007 et 2008, le nombre d’augmentations mammaires a connu une baisse de 12 %. Finie la tyrannie des seins parfaits! On assume ce que Dame Nature a daigné nous octroyer, même quand il ne restait pas grand-chose dans son panier au moment où elle nous a dotées de ces attributs féminins. Gros, petits, avec ou sans bistouri, on tâte les seins sous toutes leurs coutures!

Jusqu’à présent, on condamnait les petites poitrines, les tombantes, les marquées et les autres à se cacher... ou à s’exhiber après un passage chez un chirurgien spécialisé. Signe que les temps changent, ce sont les actrices qui ont mené le bal en affichant des décolletés tout ce qu’il y a de plus honnête, qui n’en mettent pas plein les yeux. Si Paris Hilton, Kate Hudson et leurs consoeurs aux petits seins peuvent se permettre de porter des décolletés plongeants, pourquoi pas nous, filles plates comme des galettes? Un petit A qui s’affiche, ça vaut au moins un A +, non?
Le nombre de chirurgies esthétiques a diminué
Après avoir augmenté de façon exponentielle pendant plusieurs années, le nombre de chirurgies esthétiques concernant les implants mammaires a connu une baisse de 12 % chez nos voisins du Sud entre 2007 et 2008. La récession y est peut-être pour quelque chose, mais nous préférons y voir le signe que de plus en plus de filles acceptent leurs seins comme ils sont. Anecdote savoureuse d’une lectrice tricheuse...

«Au début de la vingtaine, après avoir perdu rapidement beaucoup de poids, je me suis retrouvée avec une poitrine que j’appelais “vide”. Plus de peau que de gras. En attendant que tout ça se replace un peu, je trichais en remontant mes seins avec du ruban adhésif que je cachais stratégiquement sous mes bretelles quand je sortais. Un soir, j’ai ramené un gars chez moi et, dans le feu de l’action, j’ai oublié d'enlever mon bricolage. Petit malaise, puis gros fou rire... Ça ne lui a pas fait peur; il est resté, et on a eu un bébé depuis. Et il a eu l’occasion de me voir avec de plus gros seins!» Que celle qui n’a rien fait de ce genre (ajouts de petites prothèses, par exemple) lui jette la première brassière!
Plus hauts, plus gros, plus forts!
Pour des seins plus hauts, plus gros et plus forts, si le bistouri est une option, il en existe de moins radicales. Dans une certaine mesure, des exercices ciblés peuvent vraiment raffermir et faire grossir les seins. Mais il faut savoir que le sein n’est pas un muscle qu’on peut faire gonfler.
Il n’y a que le gain de poids ou la grossesse qui peut faire grossir les seins. Par contre, certains exercices peuvent renforcer les muscles des pectoraux, situés sous les seins, et ainsi donner une impression de décolleté plus garni, surtout pour celles qui ont une poitrine plutôt plate au départ. En fait, les exercices destinés à travailler les muscles des bras et des épaules travaillent aussi les muscles de la poitrine.
Que faire pour tricher un peu?
Les terribles push-ups. On n’y échappe pas! Mais d’autres mouvements des bras, latéraux ceux-là, peuvent contribuer à raffermir notre poitrine. On s’allonge au sol avec un poids dans chaque main, les bras formant un T avec le reste du corps. En pliant légèrement les coudes, on ramène les poids au-dessus de la poitrine, 12 fois. On répète la séquence trois fois, trois fois par semaine, pour un résultat visible en trois semaines.
Pour contrer l’affaissement
Oui, il y a de l’espoir. Bon, en partant, il faut savoir que tout dépend de notre bagage génétique. On ne se battra donc pas contre ça, mais on peut tout de même tenter d’aider notre cause en évitant de faire le yoyo avec notre poids. Le fait de grossir, de maigrir et de regrossir a un terrible impact sur les ligaments de la poitrine, notre support naturel. Porter un soutien-gorge adapté à notre taille et offrant un bon maintien peut prévenir l’affaissement en stabilisant les seins et en réduisant l’impact des variations de poids sur les ligaments.
Et qu’on n’en voie pas une faire du cardio avec une brassière non adaptée! Il faut s’assurer que notre soutien-gorge est de la bonne grandeur, ce qu’on peut vérifier de temps à autre avec une vendeuse en boutique. Car nos seins sont comme nous: ils changent. L’ajustement autour du torse doit être adéquat, car c’est de là que provient 90 % du support. On ne devrait pouvoir glisser que deux doigts en dessous de l’élastique. Le tissu entre les bonnets doit, quant à lui, coller à la peau. On se sent peut-être plus confortable dans un soutien-gorge plus relâché mais, s’il est relâché, cela veut dire qu’il ne fait pas son boulot...
Avant de passer sous le bistouri, sachons que… Il est aussi tout à fait correct que celles qui sont équipées de mini seins veuillent en avoir des maxis. Cependant, des précautions s’imposent. La Société canadienne de chirurgie esthétique plastique et l’Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec ont récemment sonné l’alarme, nous apprenant que «15 % de la population serait prête à entrer chez un plasticien sans bien connaître [les tenants et aboutissants de] l’intervention en question». Et il y a pire: «Seulement 25 % des gens qui désirent obtenir des services de chirurgie plastique ont fait des recherches avant de rencontrer un plasticien.»
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